La société chinoise antique reposait sur deux systèmes de pensées, le confucianisme et le taoïsme.

 

D’une façon générale, le confucianisme régissait les conventions linguistiques, éthiques, légales et rituelles qui coordonnent les relations sociales.

 

En d’autres termes, le confucianisme était consacré à la connaissance conventionnelle, la connaissance des gens conditionnés en masse pour le fonctionnement de la société chinoise.

 

De l’autre côté, le taoïsme était surtout l’affaire de gens plus âgés, en particulier de ceux qui se retiraient de la vie active. Cet abandon de l’activité sociale était une sorte de témoignage d’une libération intérieure à l’égard des modes de pensée et de comportement conventionnels.

 

Le taoïsme, par conséquent, c’est la poursuite de la connaissance non conventionnelle, de la compréhension directe de la Vie.

 

Le mot chinois Tao signifie << le chemin, la voie >> et quelquefois aussi << parler >>. Lorsque l’on parle de la Parole dans le taoïsme, on parle du Tao (Parole de Dieu exprimé sous la forme chinoise).

 

Vous avez du mal à y croire ? Lisez ces passages taoïstes :  

 

source : Lao Tseu (Le Livre de la voie et de la vertu, composé dans le Vie siècle avant l’ère chrétienne. Éditions 1842, Hachette Livre) :


Il est un être confus qui existait avant le ciel et la terre. O qu’il est calme! O qu’il est immatériel! Il subsiste seul et ne change point. Il circule partout et ne périclite point. Il peut être regardé comme la mère de l’univers. Moi, je ne sais pas son nom. Pour lui donner un titre, je l’appelle Voie (Tao).
p.91-92

 

Voici quelle est la nature du Tao. Il est vague, il est confus. Qu’il est confus, qu’il est vague! Au-dedans de lui, il y a des images. Qu’il est vague, qu’il est confus! Au-dedans de lui, il y a des êtres. Qu’il est profond, qu’il est obscur! Au-dedans de lui il y a une essence spirituelle. Cette essence spirituelle est profondément vraie. Au-dedans de lui, réside le témoignage infaillible (de ce qu’il est) ; depuis les temps anciens jusqu’aujourd’hui, son nom n’a point passé. Il donne issue (naissance) à tous les êtres. Comment sais-je qu’il en est ainsi de tous les êtres? Je le sais par le Tao.
p.75-76

 

La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel. L’être sans nom est l’origine du ciel et de la terre; avec un nom, il est la mère de toutes choses.
p.2

 

Ce que Lao Tseu vous dit c’est que la Réalité n’a pas de nom et s’il porte des noms en s’incarnant (sa Parole) dans le Monde (en chair, le visible) c’est pour faire comprendre aux ignorants la vraie nature de la Réalité.

 

Si vous êtes fortement attachés à la tradition chrétienne, il suffit de lire l’évangile de Jean :

 

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui tout a paru, et sans lui rien n’a paru de ce qui est paru. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes; et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
(Jean 1,1-5)

 

Et le Verbe est devenu chair, et il a séjourné parmi nous.
(Jean 1,14)

 

La Parole désigne donc la Réalité, il suffit donc d’arrêter de se fier à ce qui est vu. Vous comprenez maintenant l’importance de la foi?

 

La Réalité fait paraitre le visible (ce qui est vu), mais le Mal vient de l’attachement et aux jugements de valeur (connaissance du bien et du mal) de tout ce qui est vu en vous considérant vous-même comme un sujet réel.

 

Seule la Réalité est réelle, tout le reste a paru comme un mirage dans le désert.


Il est extrêmement difficile d’expliquer la Réalité par des mots lorsque la Réalité est hors de tout mot, mais il a une méthode de réveil plus radical, toujours disponible aujourd’hui, caché sous des tonnes de livres pourris de notre civilisation moderne.


En effet, la parole de vérité devient ultra percutante au Vie siècle de notre ère lorsque qu’un certain Bodhidharma descendit de l’Inde à la Chine avec un soûtra indien, le Lankāvatāra Sūtra ou Soûtra de l’entrée à Lankâ (en français).


Bodhidharma est donc le Patriarche de la fusion du bouddhisme de l’Inde et du taoïsme chinois. Le mélange du bouddhisme de l’Inde et du taoïsme chinois fit paraitre le courant Chán en Chine.

 

Cette fusion orientale de la vérité nous est exprimée aujourd’hui par le témoignage de Zorobabel puisque c’est l’un des aspects de la mission du Fils de l’homme de prendre de ce qui est de l’Orient pour le porter en Occident :


 Car, de même que l’éclair part de l’Orient et paraît jusqu’à l’Occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme.
(Matthieu 24,27)

 

Voici un extrait de l’ouverture du septième sceau de l’apocalypse, tiré de l’article << l’année sainte >> de Zorobabel : http://baty.online/pages/jubile.php

 

Au milieu de la nuit, un cri s’éleva : Voilà l’époux ! Sortez au-devant de lui ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car NOS LAMPES S’ÉTEIGNENT. Les sages répondirent : Non, cela ne suffirait pas pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-vous-en.
Pendant qu’elles s’en allaient pour en acheter, l’époux arriva, et CELLES QUI ÉTAIENT PRÊTES entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Finalement arrivent aussi les autres vierges, qui disent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais il répondit : En vérité, je vous le déclare : JE NE VOUS CONNAIS PAS.
(Matthieu 25, 6-12)

 

D’où vient l’époux ? Deux citations répondent à cette question :


— 1) De même, en effet, que l’éclair part de l’Orient et brille jusqu’en Occident, ainsi en sera-t-il de la Venue du Fils de l’homme ;
(Matthieu 24, 27. Cf. le Signe du Fils de l'homme, page 346)

 

— 2) Je vis un autre ange qui montait du soleil levant, avec le sceau du Dieu vivant (Apocalypse 7, 2. Cf. le Signe du Fils de l'homme, page 335 et suivantes)

 

— c’est-à-dire avec Zorobabel, l’anneau à cachet de Dieu (Cf. le Signe du Fils de l'homme, page 337), qui est aussi le Fils de l’homme et l’Époux de la parabole des Dix vierges.

 

— Explication : de l’Orient (du soleil levant) jusqu’en Occident, signifie que Zorobabel rapporte la parole de Vérité injectée à l’est de l’Indus à celle qui a été injectée à l’ouest, pour les réunir et obtenir un remède multivalent plus puissant parce que la Quatrième bête de Daniel a dévoré la terre entière et que la Bêtise est maintenant mondialisée.


Mais cette fusion a des conséquences pour les Dix vierges, c’est-à-dire pour les religieux chrétiens qui ont fait vœu de chasteté et qui doivent accueillir l’Époux à son retour… En admettant que l’Ange parvienne à réveiller ces "vierges", toutes ne seront pas prêtes à entrer avec l’Époux dans la salle des noces puisque seules seront éclairées celles qui auront pris la peine de se procurer de l’huile supplémentaire dans des fioles.


Cette huile est l’huile dorée qui provient des deux Oints qui se tiennent près du Seigneur de toute la terre.

(Zacharie 4, 12-14 ; voir le Signe du Fils de l'homme, pages 339-340)

 

Elle représente, d’une part, la parole de Vérité qui provient de Jésus et, d’autre part, celle qui provient de Zorobabel. La première parole découle des injections opérées à l’ouest de l’Indus, la seconde, de celles qui ont été opérées à l’est car, Zorobabel, de par les tuteurs et curateurs qui lui ont été attribués par le Père, monte du Soleil levant.

 

Au départ, les Dix vierges ont toutes dans leurs lampes l’huile dorée apportée par Jésus, mais les vierges sages ont en plus pris dans des fioles l’huile d’origine orientale qui leur permettra d’entrer avec Zorobabel dans la salle des noces…


Dans ces fioles se trouve un concentré de bouddhisme et de taoïsme qui permet d'assimiler rapidement la parole de Vérité dans sa forme orientale. Concrètement, il s’agit de quatre livres et un bonus :


— 1) « Le Bouddhisme Zen » d’Alan W. Watts (Payot, Paris, 1960. Réédité en format poche), qui résume l'histoire du témoignage oriental depuis les injections du sixième siècle avant l’ère commune.


— 2) « Les Entretiens de Houang-po ». (Les Deux Océans, Paris, 1985)


— 3) « Les Entretiens de Lin-tsi ». (Fayard, 1972)


Les explications données par ces deux maîtres du Tch’an de la fin du premier millénaire (Houang-po meurt vers 850 et Lin-tsi vers 867) constituent la forme orientale la plus aboutie du remède contre la Bêtise. Pourtant, comme en Occident, cela n'empêche pas que la rechute de l'an mil se produise, même si presque personne ne s’en aperçoit, car la Bête tue les deux témoignages sans les enterrer, en les récupérant, et la Vérité reflue partout dans le monde jusqu’à être totalement scellée !


Ce n’est qu’à partir du début du troisième millénaire que les sceaux seront brisés l’un après l’autre par un livre qui ressuscitera les deux témoins :

 

— 4) « Le Signe du Fils de l’homme, Ouverture des six premiers sceaux », écrit sur les lignes et entre les lignes. Sur les lignes se trouve la parole de Vérité injectée à l’ouest de l’Indus ; entre les lignes, celle qui fut injectée à l’est. http://leciel.free.fr/

 

Et enfin, le bonus… Dans :

 

— 5) « Tch’an (Zen) Racines et floraisons » (Hermès 4, Les Deux Océans, Paris, 1985), se trouvent encore quelques gouttes d’huile dorée certifiée d’origine orientale.

 

Ces ouvrages permettent d’aller droit au but. Ce sont des concentrés qui évitent d’avoir à se plonger dans la fastidieuse étude d’une bibliothèque qui dépasse en volume la Bible chrétienne.

 

Que l’on fasse partie des Dix vierges ou non, il faut les lire ou les relire d’urgence pour ne pas risquer de rester à la porte de la salle des noces et entendre le Fils de l’homme vous dire : JE NE VOUS CONNAIS PAS !

 

En prenant donc de cette huile orientale et en la mélangeant avec l’huile occidentale vous serez apte à entrer dans la salle des noces, en d’autres mots vous parviendrez à la vérité totale.

 

Pour les appelés, le salut consiste à devenir élus par la connaissance de la vérité totale.

 

Par contre, pour les Vierges à la lampe, ce qui vous ai donné ici a pour but de vous donner l’huile nécessaire pour pouvoir à votre tour parvenir à porter du fruit (sauver des élus) en étant apte à user du témoignage oriental comme l’occidentale.


Si l’Esprit vous appel à jouer le rôle de l’une des Vierges, que vous le saviez, que malgré tout vous ne remplissez pas la mission qui vous a été confiée, cette prophétie s’accomplira donc pour vous, le Fils de l’homme vous dira : <<JE NE VOUS CONNAIS PAS >>!


Ce savoir investi d’un rôle n’est pas un jeu d’enfant, ce n’est pas de servir la Réalité selon vos états d’âme et lorsque cela vous tente. Servir la Réalité c’est d’écouter et d’appliquer avec constance ce qu’il vous demande de faire et ce à chaque jour de votre vie.

 

C’est en ce sens que vous devez veiller, toujours être prête à servir le Très-Haut.

 
En ce qui a trait à Bodhidharma, il faisait partie de ces gens que l’on nomme des Vivants (du point de vue chrétien).


Dans tout l'art bouddhique, Bodhidharma est dépeint sous les traits d'un non-Chinois au mauvais caractère, barbu un peu hirsute, aux grands yeux surmontés de sourcils broussailleux et à l’air sombre. Il est surnommé "Le grand voyageur" et "Le barbare aux yeux clairs". (Chinois: 碧眼胡; pinyin: Bìyǎnhú) dans les textes chán.

 

Il est du genre à pointer la vérité sans à avoir à tourner à l’entour du pot. Je partage donc un extrait soutiré de ce livre : Tch’an (Zen) Racines et floraisons » (Hermès 4, Les Deux Océans, Paris, 1985, p.272-273).

 

Vous comprendrez bien vite d’où provient le courant Chán né de la fusion du bouddhisme en Inde et du taoïsme chinois :


Bodhidharma séjournant au royaume de Liang rencontra l’Empereur Wudi.

 

L’Empereur Wou des Leang demanda au Grand Maître Bodhidharma : << Qu’est-ce que le principe ultime de la Vérité Sacrée? >>

 

Bodhidharma dit : << Un vide insondable et rien de sacré. >>

 

L’Empereur poursuivit : << Mais qui ai-je donc en face de moi? >>

 

Bodhidharma lui répondit : << Je ne sais pas. >>

 

Voilà, la vérité est simple. Bodhidharma ne sait rien et ne se définit pas comme étant quelque chose puisque la Réalité est en dehors de tout mot et de ce fait il n’est plus de ce monde, comme Jésus l’exprimait devant Pilate :


<< Moi, c’est pour cela que je suis né, et c’est pour cela que je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité; quiconque est de la vérité écoute ma voix. >> Pilate lui dit : << Qu’est-ce que la vérité? >>
(Jean 18,37-38)

 

Et comme il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : << Tu n’entends pas tout ce dont ils témoignent contre toi? >> Et il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était fort étonné.
(Matthieu 27,12-14)

 

Voilà la preuve que tous ceux se croyant grands et regardant les plus petits d’un grand air ne comprendront jamais la Vérité, cette Sagesse antique oubliée puisque la Réalité n’a rien à voir avec l’intelligence mondaine et les éléments de ce monde.

 

Ceux se croyant intelligents rejettent la Vérité puisqu’ils se croient supérieurs, mais sont en fait des aveugles champions ennemis de la Vie, qu’ils se définissent comme étant des intellectuels, des religieux, des historiens, des scientifiques, des sauveurs de l’humanité et de la planète, peu importe, leur vision n’est pas réelle puisqu’elle ne possédera jamais la nature de la Réalité. Tout est vanité!

 

Jésus l’a dit : << Mon royaume à moi n’est pas de ce monde. >>
(Jean 18,36)

 

 

Retour à la page d'accueil

 

Droits d'auteur enregistrés, CopyrightDepot.com sous le numéro 00050361

00050361