Il y a deux mille ans, à l’ouest de l’Indus (le fleuve), Jésus était incompris et c’est pourquoi il allait parfois se ressourcer sur le mont des Oliviers.

 

Voir la Réalité en constatant que personne ne peut vous comprendre est parfois lourd. De plus, ses disciples les plus proches l’aimaient beaucoup, il y avait danger à l’attachement à son image et c’est une autre raison (mis à part le retour du Fils de l’homme) ce pourquoi il devait repartir (retour au Ciel) pour que l’Esprit se dévoile aux disciples et qu’ils deviennent à leur tour des Vivants, car il n’y avait pas encore d’Esprit, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. (Jean 7,39)

 

Les 4 Vivants, Luc, Matthieu, Marc et Jean, de retour à la Réalité, ils comprirent le véritable sens de l’amour ; le sacrifice de leur image et celle de Jésus (à l’image du sacrifice de la Croix) pour proclamer la vraie nature de la Réalité pour ceux hallucinant dans ce monde de faux-semblants.


On peut donc dire que Jésus et ses apôtres ressemblaient à un groupe errant dans le désert et que l’Église fondée n’avait que pour but de rassembler les élus par des moyens habiles (images, métaphores, soutiens de toutes sortes), car les gens ayant une foi faible plaçaient leur confiance (foi) aux images et aux institutions visibles du monde.


La Réalité ne se trouve pas dans l’image et elle est en dehors de tout mot, mais la Parole sert à exprimer ou pointer du doigt la Réalité. Aimer la Parole c’est bien, mais elle sert à indiquer la Réalité à l’aide ce qui a paru


Je me répète surement, voilà la vérité : L’Esprit est la vérité.


L’Esprit est le nom utilisé à même titre que lorsque votre Père vous dit qu’Il est Celui qui se nomme << Je suis >>. Cela veut dire que la Réalité est en dehors du mot << Esprit >> puisque la Réalité est indéfinissable.

 

Par contre, à l’aide de ce mot salvateur, il est plus facile de comprendre la nature de la Réalité dans ce monde ou les gens ont désespérément besoin de s’accrocher aux mots et aux images pour comprendre.


Jésus, après avoir retourné au Ciel, certains comprirent que son Intelligence venait de << l’Esprit >> et ils recouvrèrent donc à leur tour leur nature originelle, c’est-à-dire l’homme nouveau par le retour à l’Intelligence.


L’Intelligence dont je parle n’est pas celle du monde et ne pourra jamais faire partie du monde (peu importe l’épaisseur des lunettes de vos experts et scientifiques et de tous ceux scrutant la Bible, en cherchant la Vérité dans les mots ou les hérétiques prenant ceci de la Bible ou rejetant cela) puisqu’elle ne s’apprend pas, elle se manifeste lorsqu’il n’y a plus d’idées fausses qui vous habitent.


Cela en reviendrait à dire que nous sommes tous à l’image de Jésus (Dieu sauve). Oui, effectivement, vous êtes créés à l’image de Dieu. À l’image, ce qui vous enlève toute réalité.


À ce titre tout vous est possible et vous pouvez vous suicider spirituellement en niant votre nature originelle ou en vous attachant par influence à des esprits séducteurs et des enseignements de démons.


L’Esprit le dit expressément : Dans les derniers temps, il en est qui s’écarteront de la foi pour s’attacher à des esprits imposteurs et à des doctrines de démons, entraînés par l’hypocrisie de menteurs marqués au fer rouge dans leur propre conscience, interdisant le mariage et l’usage d’aliments, que Dieu a créés pour être pris avec action de grâce par ceux qui croient et reconnaissent la vérité. Car toute créature de Dieu est bonne, et rien n’est à proscrire quand on le prend avec action de grâce : la parole de Dieu et la prière le sanctifient.
(1 Timothée 4,1-5)

 

À ce stade, pour ceux qui comprennent, il est évident qu’il n’y a jamais eu de division par les religions puisque la Vérité est dite à travers la Parole.

 

La Parole a fait paraitre tout ce que vous voyez, elle est donc partout, omnisciente et toute puissante.

 

Cela veut dire que vous pouvez avoir accès aux mystères de Dieu assis paisiblement sur votre banquette, les jambes croisées.


Alors tous ceux se livrant à de vaines spéculations, se jugeant les uns les autres, ne comprennent rien à rien. Il est vain de défendre aveuglément une religion, un peuple, une nation, des idées ou idéaux, des concepts, des interprétations des écritures, lorsque tout n’est que perception au sein même de l’Esprit!


Le monde finira dans les flammes et les écritures aussi finiront dans les flammes. Il ne faut donc pas trop s’attacher à la lettre et à ce que l’on voit pour ne pas finir dans l’étang de feu.

 

Mais, attention, je ne vous invite pas à mépriser les écritures, l’idéal est de toujours rester dans la voie médiane, celle du Chemin resserré menant à la Vie.

 

Tout extrême vous écarte du Chemin menant à la vérité.


C’est ce que Jésus essayait de vous expliquer à l’ouest, mais la vérité a été aussi exprimée à l’est de l’Indus.


Au VIe siècle avant J.-C., Siddhārtha Gautama (le Bouddha historique), en Inde, comprit la nature de la Réalité par le retour à l’Intelligence après une longue séance de méditation assise en dessous d’un figuier.


L’Esprit le poussa à se lever pour proclamer la bonne nouvelle de ce qui lui avait été révélé. Voilà des révélations de son diagnostic de la maladie du monde :


Selon le Bouddha, les causes de la souffrance humaine peuvent être trouvées dans l’incapacité à voir correctement la Réalité. Cette ignorance du Réel, et les illusions qu’elle entraîne conduisent à l’avidité, au désir de posséder davantage que les autres, à l’attachement et à la haine pour des personnes ou des choses.


Dans son enseignement, il est expliqué qu’il y a 3 poisons dans le monde :


Trsnā (la soif ou l’avidité).

Dvesha (colère ou aversion).

Moha (ignorance).

 

Il y a aussi 3 caractéristiques de l’existence :


Anātman (absence du <<moi>>, impersonnalités ; il n’y a rien dans le monde qui ait une existence indépendante et réelle en soi, donc aucune âme (atman), aucun <<moi>>, que des phénomènes conditionnés.


Anitya (impermanence) : tout est constamment changeant dans les phénomènes, il n’y a donc rien de réel, mais que des éléments visibles interdépendants (ex : la lumière et les ténèbres, l’homme et la femme, etc.)

 

Duhkha (souffrance) : aucun phénomène ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive et c’est la conséquence des victimes de l’ignorance de la Réalité.


C’est à partir de quelques extraits d’un sutra indien, le Lankāvatāra Sūtra ou Soûtra de l’entrée à Lankâ (en français) que je prendrai de ce qui a été dit par Bouddha, et à partir de la Bible, ce qui a été dit par Jésus, pour vous montrez que dans le Royaume il n’y a pas de division, mais que la Vérité est accessible à tous (peu importe les mots ou symboles utilisés), mais que selon la prophétie (inscrite dans le livre posé sur la main droite de Dieu, la Bible), il faut passer par le Fils de l’homme pour être marqué de son sceau et revenir à la Réalité.


Cette vérité a été proclamée à l’est comme à l’ouest de l’Indus puisque c’est le Fils de l’homme qui me l’a montré.

 

l’Esprit m’ayant envoyé vers lui pour être marqué de son sceau.


http://leciel.free.fr/

 

Car, de même que l’éclair part de l’Orient et paraît jusqu’à l’Occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme.
(Matthieu 24,27)

 

Voilà donc ce que Bouddha et Jésus vous disent sur le Cloud (dans la nuée, Internet) :


Sources : Soûtra de l’Entrée à Lankâ, éditions Fayard, 2006, et la Bible :


Les enseignements se diversifient et changent selon la situation, car, s’ils ne répondaient à rien ni personne, ce ne seraient en rien des enseignements.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.81)

 

De même que le bon médecin prescrit le traitement en fonction du malade, de même les ainsi-venus instruisent chaque être selon ses capacités.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.81)

 

De même que le professeur de peinture enseigne son art à ses élèves canevas, couleur, dessin et forme de même prononcé-je mes enseignements : Le sens du tableau ne se trouve pas dans les couleurs, ni dans le pinceau ni dans la toile. Et si, pour la joie des êtres, l’artiste construit de splendides formes, une fois prononcés, les enseignements s’altèrent, car le Réel est indépendant des mots.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.80)

 

Les Juifs, étonnés, disaient donc : << Comment cet homme est-il instruit sans avoir étudié ? >> Jésus leur répondit donc, et il dit : << Mon enseignement n’est pas le mien, mais il est de Celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra, de cet enseignement, s’il est de Dieu. >>

(Jean 7,15-17)

 

C’est l’Esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien ; les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.

(Jean 6,63)

 

En vérité, en vérité je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. (Jean 2,5-6)

 

Celui que Dieu a envoyé parle en effet le langage de Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit avec mesure.

(Jean 3,34)

 

Dieu est Esprit, et ceux qui adorent doivent adorer en esprit et vérité.

(Jean 4,24)

 

Voyez le monde comme une magie ou un rêve et vous serez dans le Réel! Le Réel passe toutes les apparences, de même que toutes les preuves et les démonstrations.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.291, stance 23)

 

J’enseigne l’être et le non-être de la fantasmagorie à ceux qui n’ont pas bien saisi l’Esprit-Seulement. (Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.291, stance 21)

 

Se méprenant sur l’Esprit-Seulement, ils accordent l’existence aux objets extérieurs. (Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.290, stance 19)

 

Ce qui est perçu, c’est seulement l’Esprit. Il n’existe aucun objet qui lui soit extérieur. Méditez ainsi et l’erreur vous quittera.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.289-290, stance 16)

 

De même qu’une mère dit à son petit pour qu’il ne pleure plus : << Regarde ! Dans le ciel, tous ces jolis fruits que nous allons cueillir >>, de même j’enseigne aux êtres différents fruits imaginaires qui, lorsqu’ils en auront joui, se révèleront libres de l’être et du néant.

(Soûtra de l’Entrée à Lankâ p.319, stance 80)

 

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail; celle-là aussi, il faut que je les conduise; et elles écouteront ma voix, et il y aura alors un seul troupeau, un seul Berger.

(Jean 10,16)

 

Qui aime sa vie la perd, et qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et ou je suis, moi, là sera aussi mon serviteur à moi. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.

(Jean 12,25-26)

 

<< Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne prie pas pour que tu les enlèves du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Consacre-les dans la vérité : ta parole à toi est vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés en vérité >>.

(Jean 17,14-19)

 

Alors, à vous tous qui reconnaissez la Parole. Si vous êtes vraiment de Dieu, proclamez que le Fils de l’homme est bien parmi nous, car la moisson est abondante, mais il a trop peu d’ouvriers.


Il suffit pourtant d’indiquer la porte de sortie se trouvant ici :


http://leciel.free.fr/

 

En ce qui a trait au Soûtra de l’Entrée à Lankâ, ce soûtra est à l’origine du courant Chán en Chine, né de la fusion du bouddhisme avec le taoïsme chinois.

 

Un certain Bodhidharma, porteur de ce sûtra, voyagea de l’Inde à la Chine au VIe siècle de notre ère.


À suivre dans le prochain épisode…

 

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Un cri dans la nuit

 

 

 

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